Biodiversité
La biodiversité dans nos forêts de
Saint-Germain-en-Laye et de Marly
Savez-vous
que la forêt est un réservoir unique d’êtres vivants
qui héberge une part importante et originale de la
biodiversité : 60 % des mammifères et 40 % des oiseaux
nicheurs y vivent, 40 espèces de reptiles et
d’amphibiens fréquentent nos forêts, et les mousses,
lichens, champignons et insectes sont des espèces
typiquement forestières.
Or la biodiversité est menacée comme en
témoignent quelques exemples proches de nous : le
tiers des mammifères et 10 % des oiseaux nicheurs sont
menacés d’extinction en France, les oiseaux des
milieux agricoles ont vu également leur population
baisser d’un quart en 12 ans ; quant aux reptiles et
aux amphibiens, bien représentés en forêt française
avec 40 espèces chacun, ils sont particulièrement en
danger, comme le montrent des études indiquant qu’un
tiers des amphibiens risque de disparaître au niveau
mondial.
Nos
forêts sont soumises aux mêmes phénomènes : le
bouvreuil pivoine, la pie-grièche, et chez les
rapaces, la bondrée apivore et le faucon hobereau
sont devenus rares, alors qu’on les rencontrait
fréquemment ; à l’inverse, on constate, depuis la
baisse du niveau des eaux à l’étang du Corra,
l’arrivée de limicoles, dont le petit gravelot,
observé lors de la dernière sortie de notre
association, qui se nourrit sur les bandes de terre
qui émergent maintenant, mais ce n’est que la
conséquence d’intervention humaine ; doit-on s’en
réjouir ?
Le Conseil d’Administration de notre association
a pris la mesure de cet enjeu concernant la
biodiversité et a souhaité communiquer sur ce thème :
c’est la raison qui nous a poussés à confectionner 8
fiches conseil.
Ces
fiches conseil ont pour objet de décrire les
menaces qui pèsent sur nos forêts de Saint-Germain
et de Marly qui ont la caractéristique d’être
environnées par un habitat dense et donc d’être
très fréquentées : les dangers concernent la
fragmentation contre laquelle nous nous battons depuis
la création de notre association et le piétinement
trop intense et irréfléchi de certains utilisateurs.
Nous
insistons sur l’utilité du bois mort dans la forêt
comme réservoir du vivant, sur la protection des
zones humides par essence fragiles, et sur le rôle
irremplaçable des champignons sans lesquels nos beaux
chênes seraient chétifs.
Nous nous adressons également aux nombreux
promeneurs pour leur indiquer les « bonnes
pratiques écologiques » en matière de cueillette
de champignons, d’observation de la faune, d’examen de
la flore etc.
Nous faisons enfin des propositions en matière
de gestion forestière et d’utilisation d’engins
lourds pour l’exploitation du bois afin que des
pratiques de gestion douce soient mises en œuvre par
les forestiers publics ou privés.
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